Marathon du Mont-Blanc
Création de la charte graphique complète du Marathon du Mont-Blanc : plateforme de marque, affiches, signalétique, bâches, boutique officielle et direction artistique.
L’ADN de la marque
En mars 2023, on part d’une page blanche. Pas d’un brief déco. D’une vraie plateforme de marque. Avec une question simple : c’est quoi l’ADN d’un événement de trail ancré dans la vallée de Chamonix ? La réponse tient en trois mots : Nature, Humain, Défi. Les couleurs sont extraites directement du paysage. Le Jaune Chartreuse n’est pas là pour faire joli, c’est la seule teinte qui claque vraiment en extérieur, sur un dossard, une banderole, une bâche à 50 mètres. Le logo porte un double sens. Retournez-le de 45 degrés, vous lisez “IF”, “What if / Et si”. L’esprit pionnier. Le dépassement. C’est discret. C’est voulu.
Les galères
Parce qu’une charte qui vit, ça veut dire qu’elle se frotte au réel. Et le réel, c’est un organisateur qui connaît chaque arête de sa montagne par cœur. Sur l’affiche 2024, la tête de la coureuse cachait le sommet du Mont-Blanc. Impensable pour le Club des Sports de Chamonix. On décale, on remonte la montagne, on respire. Sur l’affiche 2025, c’est plus violent. La V1 ressemble trop à 2024. Le coureur choisi n’a même pas fini le 42km. Les petits carreaux graphiques ne passent pas. Retour case départ. La V2 repart du concept “l’homme face à la montagne grandiose”. Tout le monde adore. Sauf que le Dôme du Goûter est au mauvais endroit. Quand tu bosses avec des gens qui vivent au pied de ces sommets, chaque pixel de relief compte. Il faudra six versions et un changement complet de photo pour arriver au résultat final validé en février 2025.
Ce que le projet confirme
Une charte graphique n’est pas un PDF qu’on livre et qu’on oublie. C’est un organisme vivant. Ni trop rigide pour ne pas devenir industrielle, ni trop souple pour ne pas diluer la marque. Le vrai travail de direction artistique, il est là. Dans les 47 allers-retours. Dans le trait d’union qu’on a oublié et qui revient à chaque validation. Dans le pixel de montagne qui n’est pas au bon endroit. C’est ingrat. C’est long. Et c’est exactement ce qui fait la différence entre une identité qui tient trois mois et une qui tient dix ans.